Le Maroc est situé au nord-ouest de l’Afrique, en face de l’Europe, à 17 Km du détroit de Gibraltar.Le Maroc s’étend sur 710 850 km².Il est limité au nord-ouest par l’océan Atlantique, au nord par le détroit de Gibraltar et l’Espagne, à l’est et au sud par l’Algérie et au sud-ouest par la Mauritanie. L’Espagne contrôle deux zones côtières des enclaves (Ceuta et Melilla) au nord. Le Maroc revendique ces enclaves de Ceuta (18,5 km²) et de Melilla (20 km²) situées au nord des côtes méditerranéennes.Deux chaînes montagneuses traversent le centre du pays du nord au sud-ouest : le Moyen Atlas et le Haut Atlas, qui comprend le Mont Toubkal, Le plus haut sommet d’Afrique du Nord, à 4 167 mètres. Au sud des montagnes du Haut-Atlas se trouve Les montagnes d’Anti-Atlas. Au nord, le long de la mer Méditerranée, s’étend le massif du Rif. C’est le seul pays du Maghreb à posséder cette gigantesque chaîne de montagnes.

Le secteur agricole reste le principal moteur de la croissance de l’économie marocaine, avec une contribution de 19 % au PIB – répartie entre l’agriculture et l’agro-industrie, qui en détiennent respectivement 15 % et 4 %. Le secteur agricole est l’un des principaux employeurs du pays avec une main-d’œuvre de plus de 4 millions de personnes, dont plus de 100 000 travaillent dans l’agro-industrie. Le Plan Maroc Vert (PMV), qui a été lancé en 2008 à 2020, est la politique agricole nationale.

Le littoral marocain longe à la fois l’Atlantique et la Méditerranée, ce qui signifie qu’il dispose d’un vaste éventail de belles  plages. Hors saison d’été, de nombreuses plages sont désertes. Les vagues ne manquent pas sur la plupart des côtes dunaires et étendues du pays, avec des spots fantastiques pour les surfeurs et les amateurs de sports nautiques.

Histoire

Les premiers colons connus du Maroc sont censés venir du sud-ouest de l’Asie. Connues sous le nom de Berbères. En fait, le mot « berbères » est offensant pour ces anciens habitants de l’Afrique du Nord. Le terme indigène plus précis c’est Imazighen (qui signifie « hommes libres » ; Amazigh est le singulier).

En raison de sa position stratégique, l’histoire du Maroc est riche avec l’invasion et la domination étrangères, à commencer par les Phéniciens au XIIe siècle avant J.-C. et par la suite les carthaginoisromainsvandalesbyzantins et arabes. Les Arabes l’ont envahi au VIIe siècle après J.-C. et ont introduit l’Islam au Maroc. Les Imazighen ont combattu les arabes et ont établi un royaume indépendant au huitième siècle. Deux puissantes dynasties amazighes ont prospérés jusqu’au XIIIe siècle, et a même étendu dans d’autres régions pendant un certain temps. En suivant d’autres invasions, la dynastie des Alaouites, qui descend du prophète Mohamed, a pris le contrôle en 1660. En 1787, Le Maroc a signé un traité de paix et d’amitié avec les États-Unis États. Ce traité, qui a fait du Maroc l’un des premières nations indépendantes qui reconnaît la souveraineté des États-Unis. Les nations européennes se sont engagées au Maroc au 19e siècle, et la France en a fait un protectorat en 1912. Les Français ont gouverné jusqu’à l’indépendance du Maroc en 1956, date à laquelle la monarchie constitutionnelle a été établie. Le  Roi Hassan II (qui a occupé le pouvoir de 1961 à 1999) était un descendant de rois de la dynastie alaouite. En 1975, le Maroc récupère le Sahara occidental et  force l’Espagne de se retirer. Le Maroc a commencé à développer la région mais s’est heurtée à l’opposition de ses voisins, notamment l’Algérie. Déterminé à conserver son Sahara, le Maroc a construit des écoles, des hôpitaux, des routes et des logements pour les sahraouis. Les négociations entre le gouvernement du roi Hassan II et le Polisario (Guérillas créés par l’Algérie) ont été entamés en 1989 dans le cadre d’un effort des Nations unies pour résoudre le problème. Un cessez-le-feu de 1991 a mis fin à 15 ans de guerre et devait précéder une conférence de l’ONU référendum en 1992. Lors de ce vote, les habitants du Sahara seraient en mesure d’accepter ou de refuser l’annexion par le Maroc. Malheureusement, le référendum a été reporté à plusieurs reprises parce que les deux parties ne peuvent s’entendre sur qui devrait être autorisé à vote. En 1996, un référendum au Maroc a soutenu la constitution réformes qui ont créé un parlement directement élu et ont une certaine autorité aux conseils locaux. Lors des élections de 1997, la Chambre des Représentants est devenue la première chambre libre du Maroc organe législatif élu. Le roi Hassan II est mort en 1999 ; son fils Mohamed VI,  lui a succédé.

DÉMOGRAPHIE DU MAROC

Population

La population du Maroc, qui compte environ 36,03 millions d’habitants (2018), augmente de 1,3 % de variation annuelle (2018). Il est composé de trois principaux groupes ethniques les plus importants étant les Imazighen et les Arabes. Imazighen et les Arabes vivent en parfaite harmonie. Les Imazighen sont géographiquement divisés en trois groupes principaux : les habitants de la région du Rif se désignent eux-mêmes sous le nom les rifins, ceux des montagnes du Moyen Atlas se désignent comme Imazighen, et les habitants du Haut Atlas se réfèrent à eux-mêmes comme Ashilhayn.

Environ 60 % des Marocains vivent dans des zones urbaines (2014). Ce chiffre devrait atteindre les 75% en 2022. La migration de la compagne fait gonfler les populations des villes. Casablanca et la l’aire métropolitaine de Rabat-Salé-Témara représentent plus de un tiers de la population urbaine du Maroc. Près de 26 % de la population des Marocains sont âgés de moins de 15 ans.

Langue

Les langues officielles du Maroc est l’arabe et l’amazighe. Bien que Le français est largement utilisé dans les affaires, l’administration et l’enseignement. L’arabe dialectal marocain, appelé La« Darija », est la langue la plus parlée. Ladarija est très différente de l’arabe classique. Les Imazighenparlent des dialectes amazighs en plus de l’arabe et de la Darija. Les dialectes comprennent le Tachelhit, parlé au Maroc méridional sur une zone s’étendant du Haut Atlas aux pentes de l’Anti-Atlas. Tarifit dans la région du Rif au nord du Maroc, et Tamazight dans le centre du Maroc, autour du Moyen Atlas et du Haut Atlas. Lhassaniya, un dialecte arabe également, est parlé dans le sud du Maroc, y compris le Sahara marocain. On peut encore entendre le langage espagnol dans le nord, qui était autrefois sous contrôle espagnol. Pour l’anglais il gagne en popularité d’année en année.

Religion

L’Islam est la religion officielle du Maroc. Le roi est à la fois le chef politique et spirituel de son peuple. Il possède le titre d’Amir Al Mouminine (commandeur des croyants), et il veille au respect de l’Islam. Les Marocains sont musulmans. La conversion à une autre religion n’est pas reconnue par l’État. Pratiquement la religion dans la société marocaine mélange des aspects de diverses croyances populaires avec des pratiques islamiques traditionnelles. Les mosquées sont pleines le vendredi et pendant le Ramadan. Parmi les marocains il y’a des musulmans soufis. Certains chrétiens et juifs vivent en paix au Maroc : Les Juifs sont pour la plupart originaires du pays, tandis que Les chrétiens ont des racines européennes. Les musulmans croient en un seul dieu (Allah). Ils acceptent la plupart des prophètes bibliques mais considèrent Mohamed comme le dernier et le plus grand prophète. Les musulmans croient que le prophète a reçu Les révélations d’Allah à travers l’ange Gabriel et ont été enregistrées dans le site Coran. La religion est une question de pratique quotidienne, avec 5 prières par jour. Les cinq piliers de l’Islam que les musulmans s’efforcent d’accomplir sont les suivants :

  • la Shahada c’est professez Allah comme Dieu et Mohamed comme son prophète;
  • la prière, qui se fait cinq fois par jour.
  • le jeûne du mois de Ramadan;
  • la Zakât, c’est donner de son revenu pour aider les pauvres;
  • et le pèlerinage à la Mecque ;

Le vendredi est le jour de culte musulman, lorsqu’un sermon est prononcé à la mosquée pendant la prière de midi. Les femmes ne sont pas interdites d’aller à la mosquée, mais ils pratiquent généralement leur culte à la maison.

Attitudes générales

La culture marocaine est profondément enracinée dans l’Islam. Lorsque les gens souffrent du malheur, ils ont tendance à en attribuer la cause à Allah, et la phrase Inshallah(Si Dieu le veut) est fréquemment entendue. Cette croyance est beaucoup plus forte dans les zones rurales. Les Marocains urbains, surtout les plus instruits, n’y adhèrent pas autant. Les Marocains valorisent la famille, l’honneur, la dignité, la générosité, l’hospitalité, et la maîtrise de soi (notamment de son tempérament). Une attitude calme gagne en respect. Les femmes sont traditionnellement restreintes aux rôles domestiques, mais dans les zones urbaines, ils reçoivent plus d’éducation et peuvent travailler en dehors du domicile. La société marocaine est devenue progressivement plus matérialiste qu’elle ne l’était auparavant. Les habitants des zones rurales ont tendance à être plus proches de l’un l’autre. Les Marocains instruits font connaissance avec les autres sociétés et cultures. Leur point de vue sur les autres sociétés prend source généralement de leur religion.

Aspect vestimentaire

Le vêtement national est la jellaba ou djelleba , une longue robe à capuche, et à manches longues. Bien que les vêtements de style occidental soient courants dans tout le Maroc. Les jellaba les hommes les portent surtout lors des fêtes religieuses et pour d’autres occasions spéciales. Pour son mariage, une femme porte une longue robe sans capuchon appelée keftan. Les marocains estiment qu’il est important d’être soigné, et s’habiller de manière appropriée afin d’être traité avec respect. Les femmes peuvent se couvrir la tête avec des foulards, mais la plupart ne le font pas. Lorsqu’ils entrent dans une mosquée, les marocains portent des vêtements qui couvre tout le corps, sauf la tête et les mains, et ils enlèvent les chaussures. On ne porte pas de shorts ou autres tenue de loisirs dans une mosquée; Mais on peut les porter en public. Les vêtements occidentaux modernes gagnent en popularité auprès des jeunes marocains, en particulier ceux des zones urbaines. L’influence des médias occidentaux sont visibles dans les vêtements des jeunes et coiffures.

COUTUMES ET COURTOISIES

Les salutations au Maroc

Il n’est pas rare non plus de se serrer dans les bras, les Marocains étant un peuple méditerranéen très chaleureux et qui n’a pas peur d’exprimer par les gestes sont affection.

Les Marocains se serrent généralement la main pour se saluer. Si on connait quelqu’un on peut lui faire la bise, mais uniquement entre personnes du même sexe. Même les hommes au Maroc se font la bise quand ils se connaissent bien, et cela signifie uniquement une amitié sincère pas plus que ca. Après quoi on pourrait toucher le cœur pour exprimer le plaisir de voir l’autre personne ou pour faire preuve de chaleur personnelle. Par respect, on embrasse les parents et personnes âgées sur la tête ou la main.Généralement les enfants  embrassent conventionnellement la main droite ou le front de leurs parents ou les vieux pour qu’ils fassent preuve de respect envers eux.

Assalam Oualaikoum (La paix soit avec vous) est généralement utilisé comme « Bonjour ». Les gens utilisent aussi Sba7 al Kheir (Bonne matinée) et Msa al Kheir (Bonsoir). Plus formellement, on pourrait dire Ahlan Wasahlan (Ravi de vous voir). Entre amis on peut échanger le mot Labass, qui signifie à la fois « Comment vas-tu ? « . Les salutations entre amis comprennent également les questions sur le bien-être des uns et des autres et sur celui de leurs familles. Les hôtes répètent souvent des phrases enthousiastes de bienvenue. Des salutations moins ferventes pourraient être considérées comme impolies. Il est poli de saluer une connaissance lors d’une rencontre dans la rue, mais les gens ne saluent pas les étrangers. Dans les zones rurales, la plupart des gens se connaissent, donc les hommes saluent les hommes et les femmes saluent femmes lors de leur passage dans la rue. Les Marocains utilisent toujours des titres dans des situations formelles et pour s’adresser à des connaissances. On prononce le nom de l’interlocuteur avec un « Ssi » au début. Les anciens peuvent être désignés par un titre tel que haj (un titre honorable pour ceux qui ont accompli un pèlerinage à la Mecque) ou l’équivalent de « tante » ou « oncle ».

Gestes

Les Marocains ne mangent qu’avec la main droite. Le geste de prendre la main d’une personne et geste de respect, d’amitié et de bienveillance. Lorsqu’une personne âgée prend la main de son cadet, on reconnaît de la protection. A l’inverse si un jeune prend la main d’une personne plus âgée c’est un signe de considération et de piété

Les visites

Les visites fréquentes aux amis et aux parents sont nécessaires pour maintenir des relations solides. La visite la plus populaire est dans les jours fériés, mais peut se produire à tout moment. Il est acceptable de rendre visite aux membres de la famille sans préavis. Dans la mesure du possible, les amis prennent des dispositions à l’avance. Les Marocains sont des hôtes chaleureux et gracieux. Les visites sociales peuvent durent plusieurs heures ou même des jours. Les personnes invitées à dîner ne sont pas censées apporter des cadeaux. Toutefois, un cadeau de bonbons pour les enfants des hôtes sont appréciés. Dans les zones rurales, ils sont censés prendre un cadeau (aliments de base, ou vêtements). Les invités se voient généralement offrir des rafraîchissements. C’est impoli de les refuser, bien que les invités donnent parfois un refus symbolique avant d’accepter l’objet proposé. Le lait et les dattes étaient traditionnellement servis en signe d’hospitalité, mais maintenant des biscuits, le pain, le café, le jus et surtout le thé sont plus courants. Le thé à la menthe est souvent offert aux invités, aux associés ou à toute personne qui passe quelques minutes à la maison. Il est considéré comme un geste amical, informel, abordable et facile à préparer. Les invités font plaisir à leurs hôtes en les complimentant sur leur maison. Les hommes et les femmes ne se fréquentent pas toujours ensemble. Les couples ruraux se rencontrent plus souvent séparément, tandis que les couples urbains les couples se retrouveront en société mixte. Les hommes s’associent souvent dans les cafés publics, en particulier le week-end, les jours fériés ou Soirées du Ramadan. A la fin du Ramadan, les chefs des ménages font des dons d’argent ou de biens aux pauvres.

La nourriture

Dans la plupart des foyers, la famille prend le déjeuner, le repas principal de la journée, ensemble. Les Marocains se réunissent à nouveau vers cinq ou six heure de la soirée pour un thé, un café ou  une collation, suivie de quelques heures plus tard par un dîner léger de restes de déjeuner ou de soupe. Avant et après avoir mangé, les gens se lavent les mains. Dans les zones rurales un bassin d’eau est prévu. Les Marocains ramassent les aliments dans un grand plat communal, en utilisant uniquement la main droite. Les hôtes encouragent leurs invités à manger autant qu’ils le souhaitent. Si le les hôtes pensent que les invités n’ont pas assez mangé, ils les incitent à manger plus. Dans les maisons traditionnelles, il est impoli pour les invités de finir de manger avant les hôtes, car cela peut impliquer que la nourriture n’a pas bon goût. L’heure des repas est un moment important pour les conversations ; les invités qui ne se joignent pas à la discussion gênent un peu les hôtes. Dans les restaurants, le service est généralement inclus dans la facture, qui est généralement payée par l’hôte.

STYLE DE VIE

Famille

La vie sociale marocaine est centrée sur la famille élargie, et les relations familiales sont plus importantes que toutes les autres. La famille est une source d’honneur, ainsi que de soutien émotionnel. On considère qu’il est de son devoir de fournir le soutien financier aux autres membres de la famille lorsque cela est nécessaire ou demandé. Le respect des parents et les anciens sont une indication de la piété et de bonnes manières. L’importance de cette relation se traduit par des termes de famille utilisée pour les étrangers dans la rue, où il est typique de se référer à quelqu’un comme une sœur, une grand-mère, un oncle ou un frère, au lieu d’utiliser les salutations habituelles de « Madame » ou « Monsieur ».

Historiquement, les Marocains ont utilisé des méthodes spécifiques pour maintenir les familles ensemble. Ils construisaient de grandes maisons conçues pour accueillir de nombreux membres de la famille, et des chambres supplémentaires seraient construites à l’avance pour faire de la place aux futurs mariés et leurs enfants. Même s’ils vivent séparément de leurs parents, les enfants mariés continuent à maintenir un contact étroit avec les parents. Cette pratique a quelque peu changé au Maroc dans les villes, mais l’idée demeure. Les parents peuvent aider les jeunes mariés les enfants a acheter un appartement à l’étage ou dans le même le voisinage de manière à être proche mais à ne pas interférer en général avec les affaires domestiques ou privées de leurs enfants. Les enfants restent souvent avec la famille jusqu’à ce qu’ils se marient, même après avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires ou une profession à part entière. Le lien entre la mère et le fils est la plus importante relation. Les enfants, surtout les garçons, sont gâtés, mais on attend de lui qu’il contribue aux besoins de  la famille en atteignant une situation respectable dans la société. Les filles commencent à travailler à la maison dès leur plus jeune âge. Lorsque les fils atteignent la maturité, on attend d’eux qu’ils prennent soin de leur parents et les frères et sœurs. Un fils marié amène parfois sa femme de vivre avec ses parents afin de s’occuper de ses deux familles en même temps. Si nécessaire, les enfants adultes sont censés s’occuper de leurs parents vieillissants dans leurs propres foyers. Le père est le chef de famille et fournit le un soutien financier. Les responsabilités de la mère comprennent la gestion du foyer et la prise en charge du mari et les enfants. Dans les zones urbaines du Maroc, certaines femmes partagent la responsabilité de pourvoir aux besoins financiers de la famille en travaillant en dehors de la maison. Depuis les années 80, les femmes ont été encouragées à s’impliquer dans des projets communautaires et politiques. Les femmes occupent actuellement des postes élevés au sein du gouvernement et dans les entreprises. Le mouvement en faveur d’une plus grande liberté et les droits légaux ont été contestés ces dernières années. Quelques uns demandent l’égalité des droits sur la base des modèles occidentaux, tandis que d’autres groupes plaident pour un modèle islamique plus traditionnel pour les droits des femmes. La polygamie est légale mais peu pratiquée. Un homme peut avoir jusqu’à quatre épouses, mais il doit avoir la permission de se marier avec une femme qu’il a déjà. Le divorce, bien qu’il soit mal vu, n’est peu commun

Logement

Les Marocains aisés peuvent s’offrir des villas spacieuses, mais la plupart des Marocains vivent en appartement. Quelle que soit leur taille, les maisons ont généralement un salon formel pour les invités et une salle de télévision, où les membres de la famille passent la plupart de leur temps. Le salon est meublé par des canapés et des oreillers confortables. Les logements urbains ont l’électricité et l’eau potable, mais l’accès à l’eau est moindre commune dans les zones rurales. Les familles qui migrent des zones rurales vers les villes dans le but de trouver du travail ont contribué à la croissance des bidonvilles dans les villes du Maroc. Mais le Maroc s’est bien débarrassé des bidonvilles ses dernières années. Les familles urbaines pauvres ne peuvent pas prendre des douches chez eux, donc ils vont au bain public local appelé hamam.

Rencontres et mariages

Les rencontres et les relations entre fille et garçon, au sens occidental du terme, n’est pas acceptable dan la société marocaine, mais la socialisation entre jeunes hommes et femmes célibataires est de plus en plus fréquents. Contrairement à la génération précédente, dont la relation entre homme et femme est limitée, la nouvelle génération au Maroc se socialise à travers l’école, le travail et le quartier et les réseaux sociaux. Les rencontres en tête-à-tête, telles qu’elles sont pratiquée dans de nombreux pays occidentaux, n’est pas vraiment autorisée. Mais on voit souvent de jeunes couples dans des cafés ou des jardins. Les jeunes femmes se rendent chez l’une et l’autre le soir à l’heure du thé ou vont ensemble faire du shopping. Lorsqu’un jeune homme souhaite épouser une jeune femme, il implique sa famille dans les négociations du mariage. Les femmes prennent en charge la plupart des dispositions du mariage avant la fête de fiançailles officielles, où les membres des deux familles célèbrent cet événement avec des sucreries et des fleurs. Dans les zones rurales, les jeunes hommes et les femmes ne rencontrent souvent pas leurs compagnons avant d’être mariés. Les couples urbains se rencontrent dans diverses situations, avant de demander la permission de leurs parents pour se marier. Le mariage au Maroc est la seule relation amoureuse culturellement et religieusement reconnue (les couples non mariés n’ont aucun droit) et c’est un des plus importants événements de la vie. Lorsqu’un couple est fiancé, l’homme donne au père ou au frère aîné de la femme une somme d’argent pour les frais de mariage. Cet argent empêche parfois un homme de se marier, car il n’en a pas les moyens. Les femmes, en général apportent une dot dans le mariage. Une femme est censée être vierge avant le mariage. La plupart des femmes se marient dans les vingtaines de leur âge. Les mariages signifient une nouvelle union entre les familles et sont célébré aussi somptueusement que possible. Les fêtes de mariage durent généralement deux jours. Le premier jour est réservé aux femmes de la famille de la mariée et des amis pour se réunir, chanter et danser. Ils décorent les mains et les pieds de la mariée avec du henné (une teinture végétale rouge). Le deuxième jour, la famille du marie et la famille de la mariée célèbrent le mariage ensemble pour montrer qu’ils forment une seule famille. La loi islamique autorise les hommes à épouser jusqu’à quatre femmes, bien qu’elle n’en encourage qu’un seul. La loi après que  la première épouse accepte ce mariage et que le mari prouve qu’il dispose des moyens physiques, matériels et financiers pour subvenir aux deux épouses. Compte tenu de ces restrictions, très peu de mariages polygames ont lieu. Le divorce est autorisé, en Islam, mais non encouragé socialement. En vertu des récentes modifications apportées au droit de la famille, les hommes et les femmes ont un accès égal au divorce. Les femmes divorcées reviennent au domicile de leurs parents. Mais dans la société marocaine il est plus facile pour les hommes de se remarier que pour les femmes.

Cycle de vie

La naissance est un événement familial important et comporte de nombreux rituels pratiques au Maroc. Lorsqu’une femme découvre qu’elle est enceinte, la famille fête cet événement. Vers le septième mois de grossesse, une future mère souvent se réunit avec ses amies et sa famille, qui la décorent les mains et les pieds au henné. Lorsqu’un enfant naît, les premiers mots prononcés à son oreille sont ceux de l’appel musulman à la prière. Sept jours après la naissance (Sabaâ), une célébration est organisée pour donner un nom au bébé. Un mouton est abattu car le nom est prononcé, et les amis et la famille apportent des cadeaux tels que des couvertures et des vêtements pour le nouveau-né et de l’argent pour la mère. Décorer les mains de la mère avec du henné, et parfois même les mains du bébé sont décorées. La plupart des bébés garçons sont circoncis peu après la naissance, mais certaines familles attendent que le garçon ait trois ou quatre ans, mais avant la puberté. La circoncision est un événement religieux important, qui nécessite une autre célébration.Certains considèrent que la circoncision n’est pas une obligation pour le musulman, car elle ne figure pas dans le Coran. Les jeunes garçons portent des vêtements spéciaux pour la fête de la circoncision, organisée avec de la musique.

Atteindre l’âge adulte n’est pas important au Maroc. Chaque famille célèbre à sa propre façon le passage des enfants à l’âge adulte. L’État reconnaît une personne comme un adulte à l’âge de 18 ans. A cet âge on peut demander une carte d’identité nationale.

Pour le décès, et conformément à la tradition musulmane, une personne décédée doit être enterrée le plus tôt possible. Au plus tard 24 Heures après son décès. Le corps est lavé rituellement avec de l’eau, de l’encens et des parfums, et enveloppé dans un linceul de coton blanc appelée kfen. Le kfen symbolise le retour à la pureté. Les femmes restent à la maison et pleurent pendant que les hommes portent le corps à la mosquée. Ils font la prière du mort. Elle peut se faire aussi au cimentière au lieu de la moqué.Le corps est emmené au cimetière. L’enterrement se fait, avec le mort placé sur son flanc droit à même le sol. Des passages du Coran sont lus pendant que le corps est enterré. Au troisième jour, l’usage recommande l’organisation d’une soirée commémorative. Puis à nouveau à 40 jours, des amis et des parents se rendent sur place pour présenter leurs condoléances à la famille. Les veuves portent du blanc pendant 4 mois.

Régime alimentaire

Le mouton, le bœuf et le poulet sont les principales viandes du régime alimentaire marocain. Les plats les plus populaires sont le bœuf haché ou mouton assaisonné et cuit sur du charbon de bois, le kefta ; tajine (un ragoût de viande et de légumes) ; et harira, une soupe à base de tomates avec des pois chiches, des lentilles et du bœuf ou du mouton. Couscous (semoule de blé cuite à la vapeur) est généralement consommé sur le vendredi. Les marocains de la côte cuisinent le poisson de différentes manières. Le thé à la menthe est la boisson nationale. L’Islam interdit la consommation de porc et d’alcool. Bien que certains hommes boivent l’alcool.

Loisirs

Les marocains aiment passer du temps ensemble, et les activités sont souvent spontanées et simples. La base de la vie sociale au Maroc est une interaction avec les amis et la famille. Les jeunes hommes préfèrent jouer ou regarder des sports d’équipe, en particulier le football. Quelques personnes pratiquent d’autres sports ou jeux, tels que le volley-ball, le tennis, le basket-ball ou la course à pied.  Passer du temps dans les cafés est l’une des principales activités sociales parmi les hommes, jeunes et vieux, riches et pauvres. Ils discutent la politique et le sport, jouer aux carte, et regarder le football. Chez les plus âgés, les hommes se réunissent dans ou autour une mosquée après le temps de prière pour discuter. Se promener dans les rues principales le soir est une autre façon importante de passer le temps, surtout chez les jeunes,  les femmes, et les enfants. Les femmes se rendent régulièrement visite chez la famille ou les amies pendant l’heure du thé ou le week-end. Certaines familles urbaines avec les transports privés aiment aller pique-niquer dans à la campagne ou à la plage. Les familles se réunissent dans le salon de leur maison pour se socialiser entre eux. Parce que les repas sont considérés comme un moment social important, tous les membres de la famille est censée être présente pour partager le repas du soir. Les familles ne sortent pas au cinéma ou au restaurant, mais elles profiter des films et de la nourriture avec les autres à la maison. La télévision par satellite et les films piratés sont facilement accessibles pour tout le monde. Les ballons de football sont peu coûteux et partagés par les enfants du quartier qui jouent ensemble dans la rue.

Les arts

Les formes de musique traditionnelle comprennent chaabi, berbère, gnaoua, et arabo-andalouse. La musique rythmique gnaoua, à l’origine d’Afrique subsaharienne, met en scène des musiciens qui font souvent des danses acrobatiques accroupies et tourbillonnantes tout en jouant. Le raï arabo-africain est une forme d’art populaire, surtout chez les jeunes marocains. Ses paroles parlent souvent des problèmes sociaux des jeunes et les histoires romantiques que les jeunes peuvent comprendre.Tous Les chanteurs de raï s’appellent cheb (jeune homme), suivis par leur prénom. Les jeunes aiment aussi écouter des chansons égyptiennes et Musique pop arabe libanaise.

Le Maroc est célèbre pour ses poteries et ses carreaux de céramique. Les artisans (surtout Imazhigen) créent des bijoux en argent, des tambours, des tapis, du cuir travaillé à la main, des tables et des boîtes en bois. Les formes d’art telles que la peinture et la sculpture se sont développées de manière significative depuis l’indépendance du Maroc.

La littérature traditionnelle comprend des histoires, des essais et de la poésie, mais d’autres styles ont été adoptés. La poésie est souvent improvisée et accompagné d’un instrument à une seule corde (ribabou amzhad) et un lotarà trois cordes ressemblant à un banjo.

Jours fériés

Les fêtes les plus importantes au Maroc sont religieuses et sont également célébrés comme des jours fériés nationaux où les gens ne travaillent pas. Chaque année, les musulmans observent le Ramadan, le mois sacré du jeûne et de la prière, durant lequel on ne mange pas, on boit, et il n’est pas permis de fumer, et ce de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Les dates du Ramadan (et toutes les fêtes musulmanes) changent d’année en année par rapport au calendrier grégorien car ils sont basés sur un calendrier lunaire. Le ramadan dure généralement un mois, et les marocains célèbrent cette époque avec des aliments spéciaux et pratiques. Ils se réveillent avant l’aube pour partager un petit déjeuner léger, et certaines personnes commencent par la prière et le jeûne à la mosquée. Les enfants, les femmes enceintes, les voyageurs, les visiteurs étrangers et les malades sont exemptés du jeûne. Les enfants suivent une journée raccourcie de l’école, et les heures de travail sont modifiées pour tenir compte de l’heure du déjeuner et pour permettre aux gens de se reposer dans l’après-midi. Le jeûne se termine chaque jour après le coucher du soleil, lorsque les participants mangent une datte et boivent un peu de lait, puis la soupe traditionnelle appelée harira. Les pains spéciaux et les sucreries sont également servis. Des prières spéciales sont offertes chaque soir où le Coran est récité. Les rues se remplissent de gens après ces prières, et les gens aiment se coucher tard pour rendre les visites entre eux. La période de jeûne de 30 jours se termine par deux jours de fête, connue sous le nom d’Aid al Seghir, avec deux jours fériés national. Trois mois après le Ramadan, la fête du sacrifice est célébrée pour commémorer le sacrifice d’Ismaël par son père, Isaac. Les vacances commencent par une matinée de prière (Salat AL Aid) en plein air dans des zones spécialement désignées, suffisamment grandes pour accueillir l’ensemble de la communauté  hommes et enfants. Plus tard, la partie principale du festival  c’est l’abattage rituel du mouton par certains hommes de la maison ou le boucher. Les femmes nettoient alors la viande et préparent des plats spéciaux dont toute la famille pourra profiter dans les jours qui suivent.

Parmi les autres fêtes religieuses, citons l’Ashoura (un jour spécial de jeûne), l’Aïd al-Moulid (une célébration du naissance du prophète Mohamed)). En outre, de nombreux Moussems (religieux ) ont lieu tout au long de l’année.

Les jours fériés incluent le Nouvel An international (1er janvier), la Journée du trône (30 juillet), la Journée de la jeunesse (21 août), la Marche verte (6 nov.) et la fête de l’indépendance (18 nov.).

SOCIÉTÉ

Gouvernement

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale. Le roi est le chef politique suprême.Le Maroc a deux chambres du parlement, la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers.Le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement, et ces deux chambres. Quant au pouvoir exécutif il est partagé entre le gouvernement et le roi. Le roi préside le conseil des ministres; Il nomme le premier et peut renvoyer n’importe quel ministre. Le roi est le chef des armées et chef religieux du pays (« Le Commandeur des Croyants »).Le législateur dispose d’une chambre haute de 120 sièges (Chambre des conseillers) qui peut voter contre le Premier ministre ou annuler la législation de la chambre des représentants de 395 sièges. Les membres de la Chambre des représentants  sont élus tous les 5 ans au suffrage universel direct. Les conseillers sont élus au suffrage indirect pour des mandats de 6 ans maximum.

L’organisation territoriale du Maroc est décentralisée. Elle est fondée sur une régionalisation avancée. Les premiers présidents des 12 Régions ont été élus en septembre 2015. Mais le parachèvement de la régionalisation avancée est toujours en cours, même si l’arsenal juridique de la régionalisation avancée est pratiquement achevé.

Le Maroc est composé de 12 conseils régionaux avec 700 membres : Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, l’oriental, Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra ,Béni Mellal-Khénifra, Casablanca-Settat, Marrakech-Safi, Drâa-Tafilalet, Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra, Dakhla-Oued Ed Dahab.

Economie

Durant ces dernières 20 années l’économie marocaine s’est progressivement transformée.Elle évolue sur un rythme de croissance rapide, avec un taux de croissance moyen de 6,5 %durant les cinq dernières années. Le PIB a connu un taux de croissance annuel moyen de 4%, en atteignant 122 milliards $ en 2019.La composition sectorielle du PIB est dominée parles secteurs des services, suivie du secteur industriel et enfin du secteur agricole.

Au Maroc 37,9 % de la population active vivant du secteur agricole. Le Maroc est l’un des plus grands producteurs de poisson dans le monde, avec 17 ports. Le Maroc est le 3ème producteur et 1er exportateur mondial des phosphates. Il dispose de 72,4% des réserves mondiales de phosphates, avec 50 milliards de tonnes. C’est également une puissance agricole, le pays occupe respectivement le 6e, 4e et le 3e rang mondial, dans les exportations d’agrumes, de tomates et d’olives de table.

Le secteur des services est relativement bien développé au Maroc. Il représente presque la moitié du PIB (49,5%) et il est le premier pourvoyeur d’emploi avec 40,5% de la population active. Ce secteur a progressé de 2,7% en 2018, grâce notamment au secteur du tourisme, et l’immobilier, et  aux secteurs bancaires et de la finance. Casablanca est considéré comme le plus grand centre financier et industriel du Maroc et du Maghreb. Plusieurs entreprises multinationales opérant au Maghreb et en Afrique de l’ouest ont leurs sièges à Casablanca. Casablanca est la première place financière du continent Africain et représente 48 % des investissements et 60 % du PNB du Maroc. Casablanca est également la deuxième place financière arabe derrière la bourse de Riyad en Arabie saoudite, avec une capitalisation de 90 milliards de dollars.

Les importations du Maroc représentent un peu près le double des exportations. Les importations portent surtout sur les produits énergétiques, les biens d’équipement et de consommation.

Les Marocains résidents à l’étranger (MRE) transfèrent au Maroc des fonds qui représentent presque 10 % du PNB. Les transferts de devise des MRE constituent l’une des principales contributions à l’économie marocaine.En 2018, les fonds transférés par les MRE ont été estimés à 64,8 milliards de dirhams (MAD).

Dans son rapport «Evaluation des risques pays» de 2019, La Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface), a attribué la note A4/A4 sur le risque pays et environnement des affaires, mieux que les 4 autres principaux pays africains, l’Afrique du sud B/A4, l’Algérie C/C, Egypte B/B, et Nigéria C/D.

Transports et communications

Le Maroc dispose d’un réseau routier classé de 57 334 km, dont 43 318 km revêtu.Ce réseau comprend un linéaire de 1 800 km d’autoroutes payantes à fin 2017 et 1093 km de voie express. Le réseau autoroutier est prévu pour passer de 1.800 km à 3.000 km en 2030.Le réseau routier assure 90% des déplacements des individus et 75% du transport de marchandises. Le secteur représente 6 % du PIB et emploie 10 % de la population active urbaine.Le Maroc a l’un des réseaux les plus denses en Afrique en termes de voies terrestres, ferroviaires et aériennes.

Le secteur ferroviaire marocain est exploité par l’Office National des Chemins de Fer (ONCF), il s’étend sur une longueur de 2 109 km de lignes ferroviaires, dont 639 km à deux sens et 1287 km de lignes à propulsion électrique, reliant les principaux ports et zones urbaine. L’axe le plus sollicité du réseau est situé entre Casablanca et Tanger. La première ligne LGV concerne cet axe Tanger-Casablanca avec 200 km en site propre entre Tanger et Kénitra.

Le Maroc dispose de 17 aéroports, la première plateforme aéroportuaire  de la région, qui est desservis par une multitude de compagnies internationales, reliés aux principales capitales économiques et plateformes d’affaires mondiales.

Alors que le marché marocain des télécommunications reste sous-saturé, ses trois opérateurs de téléphonie mobile ont connu une forte croissance ces dernières années, tant au niveau national qu’international.  Il s’agit des trois principaux opérateurs Maroc Telecom, Meditel, et Inwi. Le secteur des télécommunications a réalisé un chiffre d’affaires de 33 MMDH en 2019.

Réseau téléphonie mobile : Près de 45 millions d’abonnés en 2018.

Réseau téléphonie fixe : 2,2 millions d’abonnés

Internet Près de 23 millions d’abonnés.

Education

Le système éducatif au Maroc comprend les niveaux préscolaire, primaire, secondaire et universitaire. Il comprend un cycle primaire de six années, un cycle secondaire collégial de trois années, un cycle secondaire qualifiant de trois années et l’enseignement supérieur.

Bien que plus de 95 % des enfants d’âge scolaire au Maroc soient inscrits à l’école primaire, le système éducatif marocain est confronté à des défis importants. Le décrochage scolaire constitue un fléau national. Les taux d’abandon scolaire sont encore élevés et seuls 53 % des élèves inscrits au collège poursuivent leurs études jusqu’au lycée et moins de 15 % des élèves de première année ont des chances d’obtenir leur diplôme d’études secondaires.

Dans le premier Atlas territorial de l’abandon scolaire du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), les chiffres sont alarmants.« En effet, 431.876 élèves ont abandonné les cycles de l’enseignement scolaire public en 2018 sans avoir de certification, dont 78% l’ont été aux cycles primaire et collégial, cycles qui sont censés retenir les enfants en classe au moins jusqu’à l’âge de 15 ans » peut-on lire dans le document Atlas.

Les résultats de l’étude PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), menés par l’OCDE, ont mis l’accent sur la fragilité et l’instabilité de l’enseignement marocain. Le test PISA, qui a été passé par 600 000 élèves issus de 79 pays, a révélé que les élèves marocains âgés de 15 ans n’ont réussi à obtenir que 359 points en lecture, 368 points en mathématique et 377 en sciences. Sur les 79 pays sondés le Maroc s’est classé 75e.

Le système de l’enseignement supérieur comprend deux secteurs, public et privé. L’enseignement supérieur marocain compte 13 universités publiques, une université publique à gestion privée (Université Al Akhawayn à Ifrane) et 207 établissements privés. Pour que ces derniers soient reconnus, leurs filières doivent être accréditées.

Santé

Chaque province dispose d’au moins un hôpital et certaines cliniques, mais celles-ci ne répondent généralement pas aux besoins de la population.Les installations sont très limitées dans les zones rurales. Dans la carte sanitaire actualisée du ministère de la Santé,  le rapport annuel dresse un état des lieux détaillé du secteur hospitalier pour 2019.Le Maroc ne compte que 491 pédiatres, 456 gynécologues, 437 anesthésistes-réanimateurs, 402 radiologues, 348 traumatologues, 344 chirurgiens, 331 ophtalmologues, 309 cardiologues, 257 néphrologues, 223 psychiatres, 211 dermatologues et 184 urologues.

Dans le secteur public, le corps médical se chiffre à 12.029 dont 3.855 médecins généralistes, 7.556 médecins spécialistes, 459 dentistes et 160 pharmaciens. Le corps médical dans le secteur privé avoisine les 13.545 dont 5.190 médecins généralistes et 8.355 médecins spécialistes.

En ce qui concerne les infrastructures le secteur public dispose de 149 hôpitaux avec une capacité de 23.897 lits. Les établissements de soins de santé primaire sont au nombre de 838 dans le milieu urbain et 1.274 dans le milieu rural. Quant au secteur privé il compte 359 cliniques avec une capacité de 10.346 lits, 170 de ces cliniques se trouvent dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra.

Le Maroc en chiffres

Nom officiel : Royaume du Maroc

Chef de l’État : Roi Mohammed VI

Population : 35 481 848 habitants (2019)

Croissance démographique : 1,25 % / an

Superficie : 710 850 km²

PIB : 118,495 milliards $USD (2018)

PIB/habitant : 3 238 $USD (2018)

Croissance du PIB : 3,00 % / an (2018)

Espérance de vie : 76,50 ans (2018)

Taux d’alphabétisation 72,4 % (2015)

Langues officielles : Arabe, amazigh (français parlé et langue administrative)

Monnaie : Dirham (MAD)